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Rêve

C’est un lieu indéterminé. Une ile, peut-être, au milieu d’une ville. On ne voit pas les quais. C’est un ensemble en démolition-reconstruction mais qui n’est pas défini, dont les contours sont eux aussi indéterminés. Les formes sont à la fois visibles et invisibles. On les voit, sans les voir vraiment, mais elles sont réelles et palpables. Les bâtiments en démolition sont imbriqués dans ceux en construction.

C’est le jour, ou la nuit. Ou les deux à la fois.

Zone industrielle de Philadelphie qui aurait inspirée David Lynch pour écrire Eraserhead

Je suis avec Marie et Philippe. Philippe, semble-t-il, connait déjà les lieux. Nous sommes venus accompagner Marie qui vient d’être engagée dans un nouveau travail mais à qui on a demandé de déménager ses affaires pour les porter dans les nouveaux locaux en construction.

Elle s’en va donc à un moment donné. J’aperçois, au loin, un bâtiment qui semble assez long, mais pas très haut, il est couleur brique. Ce sont les nouveaux locaux. Ceux dans lesquels va travailler Marie. Il y a, à un autre moment, un mur de brique, assez haut, dans lequel il y a une petite ouverture. Un homme, un ouvrier, s’adresse à un autre homme qui est sur sa droite, en contrebas. L’ouvrier semble suspendu dans les airs, presque perpendiculaire au mur, mais on voit qu’il est maintenu par un filin. Il agite lentement les bras, comme s’il effectuait un numéro d’équilibriste.

En attendant Marie, nous déambulons. Nous apercevons, de l’autre côté de… quelque chose, quatre individus qui soulèvent et emportent une voiture dont les roues ont été enlevées. Cet endroit dans lequel ils se trouvent et qui semble différent, presque désert, personne ne doit y pénétrer.

Marie revient, ou est revenue. Elle me demande comment je vais rentrer. Par le métro, sans doute, mais quelle est la station la plus proche ? Elle me propose aussi de rester avec eux pour manger une pizza. J’hésite un moment, car j’ai du cholestérol (ce qui est vrai).

Rien n’est clairement fixé, définitif, puisqu’en démolition et en construction.

Je crois que c’est tout.

Une route qui me conduit

C’est un bel appartement, dans lequel je me sens très à l’aise. Il y a quelques meubles, mais il va falloir que j’aille chercher toutes mes affaires dans mon logement actuel qui n’est pas grand et que je suis content de quitter.

Je suis dans une voiture qui est, je crois, décapotable. Je roule dans un tunnel. D’autres voitures roulent dans le sens opposé. Ma route à moi est balisée. Des barrières souples maintiennent automatiquement ma voiture dans la bonne direction. Il y a une sortie que je dois prendre, mais je la manque. Et je me retrouve, au bout de quelques temps, dans un village dont les rues ne sont pas goudronnées. Une voiture, garée sur la gauche, gêne un peu le passage. Mais c’est une femme, rangée sur le côté de cette voiture, qui m’empêche de passer. Elle me tourne le dos et marche lentement. Arrivée devant cette voiture, elle se tourne vers moi et je m’aperçois, alors, qu’elle est aveugle.

Je suis finalement arrivé dans mon immeuble. Il n’y a pas hall, mais une grande allée couverte de plantes de toutes sortes sur les murs et des gens qui déambulent comme ils le feraient dans un centre commercial.

Puis je suis dans un tunnel qui doit faire partie de l’immeuble. Il est large et profond et manifestement, il est en construction car quelques blocs de pierre jonchent le sol. Un groupe de gens est assemblé et regarde un écran sur lequel j’apparais accompagné d’une autre personne. Ces gens semblent ravis car, sans doute, est-ce un exploit que nous avons réalisé. Mais il reste encore beaucoup de travail. Je suis content de me voir sur cet écran et je me trouve plutôt pas mal, mieux que ce que je pensais.

Ici ou là

Je lis, et j’écris en fonction de ce que je lis ici ou là. Je crois être aussi connecté avec le plus profond de mon être, même si le plus souvent le déchiffrement est inextricable, un peu comme un rêve qui vous obsède d’autant plus qu’on ne le comprend pas. S’agissant des rêves, c’est particulièrement le cas en ce moment. Forts et obscurs, voilà ce qu’ils sont, me prenant la tête dès le réveil. Rêves érotiques, non. Je n’en fais pas. Mon cerveau s’attarde vers d’autres recoins, comme une introspection que ma conscience refuse. Je fuis les choses, mon cerveau fuit les choses, c’est pour cette raison que je passe si facilement du coq à l’âne. C’est évidemment plus flagrant lorsque j’écris. Et si je me laisse aller, mes textes sont incompréhensibles.

Non, je ne crois pas que les choses aient un sens, ou que la vie même ait un sens, la notre comme celle des animaux ou des plantes et même du minéral. Mais je crois être un mystique. Je crois à la confusion des genres et au bouillonnement de la vie. Je crois au mystère de l’art et à la complexité de l’espèce humaine. Je crois à ce qui nous échappe et que certains appellent religion. Je ne cherche pas à avoir la foi parce que je ne veux pas définir l’indéfinissable. Nommer des choses qui ne peuvent pas être nommés, expliquer ce qui ne peut pas l’être.

Des costumes bigarrés

Mes rêves sont de plus en plus étranges, mais je n’ai que peu de souvenir de celui de cette nuit. Je sais qu’il y avait des personnages qui portaient des costumes bigarrés, qu’il s’agissait du tournage d’une série télé dont j’étais partie prenante. Que je faisais remarquer que ça n’allait pas assez loin dans le côté absurde. Mais la personne à qui je disais ça n’était pas d’accord. Elle pensait qu’ils allaient déjà assez loin comme ça et qu’ils ne pouvaient pas en faire davantage au risque de ne plus être crédibles.

J’aurais préféré avoir un souvenir plus précis de ce rêve. Pour en faire quelque chose, peut-être. Certainement même. Je fais plus confiance à mon imaginaire inconscient qu’à mon imaginaire conscient que je crois être plus limité.

Certaines choses que je mets ici relèvent davantage de l’inconscient que du conscient. Ils sont plus parlant, plus révélateur.

Une passion

Une passion qui me parait étrange, pleine de bruit et de fureur. Plein de son, également étrange. Bruit d’animaux venus d’on ne sait où. Oui, il y a quelque chose de sombre et d’envoutant. Quelque chose de lynchéen. Quelque chose d’Elephant Man. Je pense à ce film et à ces images d’une femme effrayée, écrasée par des éléphants, rendue folle par ce qui n’est peut-être qu’un fantasme, un rêve, un cauchemar.

Assurance

J’ai dit des choses qu’il ne fallait pas dire et fait des choses qu’il ne fallait pas faire. On m’en a fait le reproche. C’était avant, autrefois, il y a longtemps. Aujourd’hui, je suis dans un bureau, encombré de papiers et de dossiers. C’est une compagnie d’assurance. Je cherche un dossier, fini par le trouver après avoir renversé d’autres dossiers. Ils sont empilés les uns sur les autres. Quelqu’un me regarde. Quelqu’un que je ne connais pas. J’ouvre le dossier. Mais est-ce un dossier ou un classeur ? Je tourne les pages. Elles sont transparentes. J’y lis des choses me concernant. J’y lis, précisément, la somme de ce que j’ai dit et de ce que j’ai fait de mal. De ce qu’il ne fallait pas dire et de ce qu’il ne fallait pas faire. C’est écrit en noir. Tapé et imprimé. C’est tout ce qu’il y a de plus officiel. Je n’éprouve rien de particulier. C’est un constat plutôt froid et distant. Quelqu’un s’est donné la peine de lister ces choses. Sans doute est-il (elle) payé (e) pour ça. Mais je n’ai pas de raison de plaindre cette personne puisque je ne la connais pas. Non seulement je ne la plains pas, mais je n’ai aucune raison de penser à la plaindre.