Sinclair Lewis

De toute ma vie, jamais je n’ai fait une seule chose que j’ai réellement voulue ! Je ne crois pas avoir accompli quoi que ce soit si ce n’est d’avoir réussi à subsister. Je me rends compte que je n’ai pas fait la moitié du quart des choses qu’il m’ait été possible de faire. Eh bien, peut-être accomplirez-vous plus de choses. Je n’en sais rien. Mais j’éprouve une sorte de plaisir honteux de savoir que vous saviez ce que vous vouliez faire et que vous l’avez réalisé. Bien, ces gens ici essayeront de vous intimider, et de vous rabaisser. Dites-leur d’aller au diable ! Je vous soutiendrai. Prenez ce travail à l’usine, si c’est ce que vous désirez. Ne soyez pas effrayé par votre famille. Non, ni par les habitants de Zénith. Ni par vous-même, comme je l’ai été. Avancez, vieil homme ! Le monde est à vous !

Extrait de Babbitt, de Sinclair Lewis (Harcourt, Brace & Co., 1922 – Librairie Stock, version française établie par Maurice Rémon, préface de Paul Morand… je ne sais pas en quelle année).

Sinclair Lewis, auteur américain à succès dans les années 20-30, dont plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma, est cité dans un article Wikipédia consacré à Joseph Campbell, lui-même cité par Mark Frost dans son blog…

En 1930, Sinclair Lewis fut le premier Américain à recevoir le prix Nobel de littérature. Ce prix récompense tout particulièrement Babbitt (1922), l’un de ses romans les plus connus, dont le nom est devenu un mot du langage courant.

Ici ou là

Je lis, et j’écris en fonction de ce que je lis ici ou là. Je crois être aussi connecté avec le plus profond de mon être, même si le plus souvent le déchiffrement est inextricable, un peu comme un rêve qui vous obsède d’autant plus qu’on ne le comprend pas. S’agissant des rêves, c’est particulièrement le cas en ce moment. Forts et obscurs, voilà ce qu’ils sont, me prenant la tête dès le réveil. Rêves érotiques, non. Je n’en fais pas. Mon cerveau s’attarde vers d’autres recoins, comme une introspection que ma conscience refuse. Je fuis les choses, mon cerveau fuit les choses, c’est pour cette raison que je passe si facilement du coq à l’âne. C’est évidemment plus flagrant lorsque j’écris. Et si je me laisse aller, mes textes sont incompréhensibles.

Non, je ne crois pas que les choses aient un sens, ou que la vie même ait un sens, la notre comme celle des animaux ou des plantes et même du minéral. Mais je crois être un mystique. Je crois à la confusion des genres et au bouillonnement de la vie. Je crois au mystère de l’art et à la complexité de l’espèce humaine. Je crois à ce qui nous échappe et que certains appellent religion. Je ne cherche pas à avoir la foi parce que je ne veux pas définir l’indéfinissable. Nommer des choses qui ne peuvent pas être nommés, expliquer ce qui ne peut pas l’être.

Coupe du monde 2018 – 05/05

France : 4 – Croatie : 1

Voilà, c’est fini, avec le but de Kylian Mbappé. 4 à 1 pour l’équipe de France. Fini, non, pas tout à fait, mais on va oublier le second but de la Croatie. La France devient championne du monde de football en battant la Croatie sur le score de 4 à 2. C’est quand même pas mal. Qui l’aurait cru au début de ce tournoi ? Qui aurait dit que l’équipe d’Allemagne, championne du monde en titre, serait éliminée dès le premier tour ? Il y aura eu de beaux matchs et de belles équipes comme celle du Mexique, ou celle de la Corée du Sud. Et le Portugal. Et l’Espagne. Et l’Uruguay. Et la Belgique. Parfois, c’est tout de même beau le football. Evidemment, il y a l’argent, beaucoup trop d’argent qui circule. Au point que ça en devient indécent. Après tout, le foot, ce n’est jamais que 22 bonshommes qui courent après un ballon. Mais c’est beau, parfois. Parce que ça suscite des émotions. On dit souvent que la France n’est pas très balèze en sport. C’est faux. Il y a le handball, le judo. Et n’oublions pas le foot féminin. L’équipe lyonnaise a gagné la ligue des champions plusieurs saisons d’affilées. Et elle est toujours en lice pour – espérons-le – gagner la prochaine. Bravo les filles ! Rendez-vous dans deux ans pour le championnat d’Europe des nations… Et dans quatre ans pour la prochaine coupe du monde.

Et bravo à la Croatie qui a fait un grand tournoi.

Fascination

Premier visuel de ce genre mis sur ce blog. J’ai déjà publié cette photo ailleurs mais je la reposte ici. Pourquoi ? Parce qu’elle me fascine. Je n’ai pas pu m’empêcher d’y penser pendant plusieurs jours. Etrange, n’est-ce pas ? Car qu’a-t-elle de particulier ? L’attitude des deux filles, le côté rétro, je ne sais pas. Dites-moi si elle vous inspire quelque chose de particulier.

Des costumes bigarrés

Mes rêves sont de plus en plus étranges, mais je n’ai que peu de souvenir de celui de cette nuit. Je sais qu’il y avait des personnages qui portaient des costumes bigarrés, qu’il s’agissait du tournage d’une série télé dont j’étais partie prenante. Que je faisais remarquer que ça n’allait pas assez loin dans le côté absurde. Mais la personne à qui je disais ça n’était pas d’accord. Elle pensait qu’ils allaient déjà assez loin comme ça et qu’ils ne pouvaient pas en faire davantage au risque de ne plus être crédibles.

J’aurais préféré avoir un souvenir plus précis de ce rêve. Pour en faire quelque chose, peut-être. Certainement même. Je fais plus confiance à mon imaginaire inconscient qu’à mon imaginaire conscient que je crois être plus limité.

Certaines choses que je mets ici relèvent davantage de l’inconscient que du conscient. Ils sont plus parlant, plus révélateur.

Une passion

Une passion qui me parait étrange, pleine de bruit et de fureur. Plein de son, également étrange. Bruit d’animaux venus d’on ne sait où. Oui, il y a quelque chose de sombre et d’envoutant. Quelque chose de lynchéen. Quelque chose d’Elephant Man. Je pense à ce film et à ces images d’une femme effrayée, écrasée par des éléphants, rendue folle par ce qui n’est peut-être qu’un fantasme, un rêve, un cauchemar.

Mulholland drive

Une scène érotique. Une scène d’amour saphique, mais un film génialissime. Un film pour comédiennes et pour comédiens. Un film où les interprètes sont mis en valeur. Car David Lynch aime les acteurs et il les filme avec amour. Eraserhead, Mulholland Drive, Twin Peaks (même s’il n’a pas réalisé tous les épisodes des deux premières saisons), Blue Velvet (ce n’est pas celui que je préfère), Lost Highway et même Une histoire vraie (que je n’aime pas du tout. Mais il y a Harry Dean Stanton et la magnifique Sissy Spacek) et bien sûr Elephant Man.

Assurance

J’ai dit des choses qu’il ne fallait pas dire et fait des choses qu’il ne fallait pas faire. On m’en a fait le reproche. C’était avant, autrefois, il y a longtemps. Aujourd’hui, je suis dans un bureau, encombré de papiers et de dossiers. C’est une compagnie d’assurance. Je cherche un dossier, fini par le trouver après avoir renversé d’autres dossiers. Ils sont empilés les uns sur les autres. Quelqu’un me regarde. Quelqu’un que je ne connais pas. J’ouvre le dossier. Mais est-ce un dossier ou un classeur ? Je tourne les pages. Elles sont transparentes. J’y lis des choses me concernant. J’y lis, précisément, la somme de ce que j’ai dit et de ce que j’ai fait de mal. De ce qu’il ne fallait pas dire et de ce qu’il ne fallait pas faire. C’est écrit en noir. Tapé et imprimé. C’est tout ce qu’il y a de plus officiel. Je n’éprouve rien de particulier. C’est un constat plutôt froid et distant. Quelqu’un s’est donné la peine de lister ces choses. Sans doute est-il (elle) payé (e) pour ça. Mais je n’ai pas de raison de plaindre cette personne puisque je ne la connais pas. Non seulement je ne la plains pas, mais je n’ai aucune raison de penser à la plaindre.